Cher internaute,

Nous espérons que vous trouverez dans notre site des éléments d' information, des pistes de réflexion et des axes de recherche dans le champ de la pédopsychiatrie.

  • Nous n’avons pas vocation à répondre à des demandes individuelles de conseils, d'aide et de soutien psychologique.
  • Nous ne sommes pas habilités à vous aider dans vos recherches de stages ou d’emploi dans quelque domaine que ce soit.

En revanche, nous étudierons avec plaisir les propositions de publications en ligne de vos propres recherches ou d'annonces de journées de travail dans notre domaine d’intérêt.

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Décès de James Gammill

 

Beaucoup de membres de la CIPPA sont sans doute déjà au courant du décès de James Gammill survenu  le 16 décembre. Il était psychiatre, psychanalyste, membre de la Société britannique de psychanalyse, et aussi pendant de longues années membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris. Beaucoup de psychothérapeutes membres de la CIPPA le connaissent pour avoir reçu son enseignement de la psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent, mais aussi des membres associés car il a souvent participé à des réunions institutionnelles de formation à Paris et en province en s'intéressant toujours aux liens pluridisciplinaires,  beaucoup au travail avec les parents, et dans toutes ces circonstances aux éléments transférentiels en jeu. Psychanalyste d'origine américaine, il s'était principalement formé à Londres auprès de Mélanie Klein dont il nous transmettait la pensée de manière vivante, cf ses livres "À partir de Mélanie Klein" et "La position dépressive au service de la vie". Il s'est installé en France en 1966.

Il est à l'origine , avec Geneviève Haag, Didier Houzel et d'autres, de la création de plusieurs groupes de travail depuis le début des années 70, dont les participants psychothérapeutes se rattachaient à diverses sociétés psychanalytiques. James Gammill recommandait la rencontre et le dialogue entre les différents courants théoriques autour de la clinique. Ces groupes se sont rassemblés pour fonder officiellement en 1983 le GERPEN (Groupe d'études et de recherches psychanalytiques pour le développement de l'enfant et du nourrisson) qui organise depuis trois week-ends de travail par an autour d'un invité souvent étranger. Pendant des années les approfondissements de ce Groupe  ont principalement concerné notre compréhension des psychopathologies précoces et graves, particulièrement l'autisme, nous obligeant en même temps à mieux préciser certaines articulations du premier développement. Les chercheurs postkleiniens recommandés par James Gammill avaient déjà bien avancé ces explorations : D. Meltzer, toujours accompagné de Martha Harris qui  nous transmettait l'apport précieux de l'observation du nourrisson selon la méthode d'Esther Bick qu'elle enseignait à la Tavistock Clinic. Ils furent les principaux invités pendant des années. Il  nous recommanda aussi aussi Frances Tustin qui commençait à publier ses livres et plusieurs d'entre nous allâmes lui présenter nos premières cures d'enfants autistes. James Gammill continua d'apporter aux week-ends du Gerpen sa pénétrance clinique et de sa culture théorique toujours très ouverte, sans lâcher les fondements freudiens et kleiniens mais aussi les apports de Bion, de Winnicott, et de psychanalystes français en s'appuyant toujours sur la clinique.

Plus récemment James Gammill s'est beaucoup intéressé à la fondation de la CIPPA au moment où les attaques contre la psychanalyse dans la prise en charge des autistes se précisaient. Nous l'en tenions au courant, et il a pu venir à nos deux premiers congrès. Pour plus d'informations et témoignages sur la vie et le rayonnement de James Gammill, vous pouvez consulter les témoignages présentés sur Œdipe.org

Geneviève Haag